L’article “journalistes sous surveillance” de l’Express relate comment aux Etats-Unis, “les bloggers, comme on appelle les auteurs de blogs - ces journaux personnels en ligne qui fleurissent sur le Réseau - ont décidé de mettre la «grande» presse sous surveillance“.
“Ces sites y sont devenus le poil à gratter de la grande presse, critiquée pour ses inexactitudes ou sa partialité.”
L’article raconte de quelle manière des supporters de Howard Dean (candidat à l’investiture démocrate) qui étaient mécontents de la façon dont les médias traitaient la campagne de leur candidate, ont décidé de lancer une opération intitulée «Adoptez un journaliste».
“Ce parrainage plus ou moins bienveillant consiste à choisir un reporter ou un chroniqueur politique en vue et à passer jour après jour le moindre de ses articles à la Moulinette, vérifiant ses citations, pointant les inexactitudes, commentant ses commentaires et publiant le tout sur Internet.”
Si l’on peut douter de l’impartialité d’une telle démarche (surtout dans le cas qui nous intéresse ici) ce phénomène constitue un véritable contre-pouvoir des médias et vont à terme changer le fonctionnement de la presse.
En la forçant à plus de transparence et en l’acculant à entretenir de nouveaux rapports avec ses lecteurs. Les pouvoirs publics et les grandes institutions gouvernementales ne s’y sont pas trompés: ils commencent à utiliser Internet pour mieux contrôler leur communication. (…). Faut-il imaginer demain une presse sans journalistes, où chacun ira grappiller ses informations à la source sur le Réseau, comme des boîtes de conserve dans un supermarché?
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