Articles taggés avec ‘navigation’

Pour une folksonomie organisée

Wednesday 13 September 2006

Pondre des tags à l’aveuglette dans des systèmes comme Flickr par exemple peut rapidement nous amener à revoir les bases de la natation pour s’y retrouver dans ces océans folksonomiques. Ainsi, pour Got, la folksonomie, c’est limité (via Brainsfeed):

Les folksonomies sont plutôt à rattacher aux thésaurus comme Rameau ou aux bases terminologiques dont le but est précisément d’étiqueter des ouvrages, des articles pour les retrouver dans un système informatique. On pourrait même assimiler la folksonomie d’un utilisateur à un thésaurus personnel. L’effet de masse entre les différents utilisateurs créent alors des ponts entre leurs thésaurus par les étiquettes identiques morphologiquement.

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Il serait alors possible de dépasser la simple attribution de mots-clefs à des éléments pour créer des liens logiques entre tags. Par exemple,

si vous souhaitez pouvoir retrouver dans votre compte flick’r à la fois les photos qui concernent Paris et les photos qui concernent le 12ème arrondissement, vous devrez associer à la fois le tag « Paris » et le tag « 75012 » à chacune des photos concernées. Pourtant, s’il était possible d’organiser la liste de tags selon une taxonomie, il serait posssible de créer un lien hiérarchique entre Paris et 75012. Une photo qui posséderait le tag « 75012 » posséderait alors de façon induite le tag « Paris » et il serait inutile de le préciser.

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Bien. Et alors? Ou pour être plus positif, comment en arriver là? A mon avis, des systèmes où l’ensemble des tags est à plat sont rapidement inneficaces. Del.icio.us a pourtant innové et propose une manière de naviguer dont j’essaie de plus en plus de m’inspirer. Sur del.icio.us, taguer consiste à faire grossir progressivement un nuage indigeste. Comment s’y retrouver au bout de quelques temps. Facile, en passant par la possibilité de naviguer à l’aides des “related tags“. Ainsi, en choisissant le tag “firefox”, disons que j’obtiens 540 résultats. Il me suffit de zieuter la zone “related tags” pour y trouver le tag “plugin”. Cela signifie que j’ai une fois au moins taguer un item avec “firefox” ET “plugin”. Je peux de la même manière préciser ma requête en choisissant le “related tag” “bookmark”. Au lieu de mes 540 résultats, j’ai maintenant 3 items qui répondent aux tags “firefox et plugin et bookmark”. Pas mal, non? On se retrouve d’ailleurs dans le même cas cité ci-dessus avec un lien horizontal entre paris et 75012 (sauf que dans le cas d’un thésaurus, il suffirait de définir une fois ce lien sans avoir à faire figurer sur chaque item tous les tags “related”… je commence à voir l’idée!).

Donc, rectifions le titre de ce billet. “Pour une folksonomie organisée” pourrait se changer en “Pour une navigation dans les nuages de tags organisée“. Les tags c’est efficace parce qu’aucune organisation n’est au préalable déterminée. C’est la navigation, à l’image de ce que l’on peut faire avec les “related tags” qui va venir créer un certain ordre. Et les constructions possibles n’ont de limites que notre créativité. J’en utilise deux principalement: les assemblages que permettent les “related tags” et la taille des tags dans les nuages de tags.

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Les navigateurs, tous des myopes?

Tuesday 4 July 2006

Il y a quelques jours, je me posais la question de la pertinence des menus de navigation sur un site web pour aboutir à la conclusion suivante:

(…) chaque page d’un site doit de plus en plus être pensée comme un mini-site web et contenir la navigation en son sein.

La lecture ce matin d’un article d’Ergopole confirme quelque peu ce point de vue en mentionnant le concept de navigation blindness:

Lorsque l’on parle de navigation blindless on signifie le fait que les internautes utilisent peu les menus de navigation et se focalisent principalement sur les actions de centre page.

(…) En d’autres termes, les internautes se fichent de savoir où ils se trouvent dans un site. La consistance (par exemple dans la navigation) n’est pas indispensable. Ce qui compte c’est que sur chaque page l’utilisateur puisse rapidement et efficacement avancer jusqu’à la prochaine étape.

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On peut également lire à ce sujet un autre article d’Ergopole: “De la myopie des utilisateurs sur la navigation” dans lequel deux éléments sont à retenir:

les utilisateurs sont tellement concentrés sur ce qu’ils lisent sur la partie centrale de la page qu’ils ignorent les bandeaux de navigation. A partir de là, soit la page contient l’information qu’ils cherchent (ou un lien qui y mène), soit ils cliquent sur le bouton ‘Retour’. C’est ce qu’ils appellent la règle du retour arrière jusqu’à destination

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le centre, la navigation dans le contenu, est généralement ignoré alors qu’il s’agit de la zone privilégiée par laquelle l’utilisateur cherche à remplir ses objectifs, souvent un objectif principal.

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Pour ou contre les menus de navigation?

Friday 23 June 2006

Je suis assez d’accord avec ce billet de Fredcavazza: “Les menus de navigation servent-ils à quelque chose ?”. A l’instar d’autres gourous de l’ergonomie web, il se pose la question de l’utilité des bandeaux de navigation:

Ils partent du constat terrible que les utilisateurs sont tellement concentrés sur ce qu’ils lisent sur la partie centrale de la page qu’ils ignorent les bandeaux de navigation. A partir de là, soit la page contient l’information qu’ils cherchent (ou un lien qui y mène), soit ils cliquent sur le bouton ‘Retour’. C’est ce qu’ils appellent la règle du retour arrière jusqu’à destination.

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Que penser d’un tel avis si tranché? Il y a de cela quelques temps, j’aurais trouvé cette question complètement à côté du sujet. Maintenant, mais peut-être cela est-il dû à mon utilisation massive des blogs, j’estime que j’ai changé drastiquement ma manière de naviguer. J’arrive sur une page non pas par la homepage d’un site mais par un moteur de recherche, un lien coincé dans un email ou par la lecture d’un fil RSS. Et là, je me concentre sur le contenu de la page: tout d’abord le contenu, puis les liens qui s’y trouvent qui pointent vers du contenu similaire. Mais il est vrai que j’ai rarement le temps d’explorer la barre de navigation qui par ailleurs ne me servirait à rien puisqu’à priori si je lis un article sur la choucroute, je ne vois pas pourquoi j’irais cliquer sur “mon cv” ou un autre lien à côté de mon sujet de lecture. Selon moi, chaque page d’un site doit de plus en plus être pensée comme un mini-site web et contenir la navigation en son sein. Quoi de plus motivant que de trouver à la fin du contenu principal une proposition du type “vous avez aimé lire cela, pourquoi ne pas lire aussi ces autres textes qui traitent du même sujet”?

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La classification à facettes comme alternative aux systèmes hiérarchiques

Monday 19 June 2006

L’idée étant de passer d’une architecture figée, rigide, à une architecture adaptable et évolutive. Bel article d’ergopole.fr présentant la classification à facettes pour pallier aux défauts principaux des systèmes hiérarchiques:

- Les systèmes hiérarchiques sont peu flexibles, peu évolutifs.
- Dans un système hiérarchique, un item n’a pas le don d’ubiquité, il ne peut que rarement se trouver à deux endroits à la fois.

Quelques points intéressants à retenir:

  • l’organisation des facettes est multidimensionnelle
  • pas de prédéfinition des combinaisons; elles seront construites par l’utilisateur au gré de sa navigation (la structure des contenus n’est plus directement associée à l’interface utilisateur)

    Du coup, cette distinction entre la structure de classification et l’interface utilisateur permet une plus grande flexibilité. Plus rien n’empêche une profonde refonte de l’application (graphique, mais aussi technique) sans nécessaire changement dans la structure des contenus. Un principe qui ressemble fortement aux standards de développement et, notamment, à l’utilisation des CSS : séparation du fond et de la forme.

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  • moins de termes de vocabulaire contrôlé, mais du fait des associations multiples des termes entre eux, le nombre de combinaisons possible est énorme
  • le concepteur doit proposer un certain nombre de facettes accessibles en premier lieu (à l’accueil); les autres facettes seront accessibles par la suite
  • la classification à facette est plutôt adaptée aux sites à volume d’information important
  • nouvelles possibilités de gestion des contenus du site: simplification, ouverture facile de nouvelles sections, auto classification, combinatoires hétérogènes (thématiques transverses), ajout de nouveaux critères
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Placer la navigation d’un site à droite

Wednesday 3 May 2006

Ergopole.fr livre un tour d’horizon des études et des articles publiés sur le placement des menus de navigation d’un site. Doivent-ils être placés en haut, à gauche ou à droite? Il cite et commente une étude de James Kalbach et Tim Bosenick: “Web Page Layout: A Comparison Between Left- and Right-justified Site Navigation Menus“.

Les études et tests, mêmes s’ils ne prouvent pas que l’une ou l’autre navigation est plus efficace, ne démontrent pas non plus le contraire. Rien ne le déconseille, si tant est que le design global soit soigné et clair. Les premiers temps d’interaction (premières tâches) seront un peu plus importants, mais pas assez significatifs pour réduire l’utilisation de l’interface. Sur les tâches suivantes, les utilisateurs bénéficieront d’un gain de temps (peu significatif non plus) du à la réduction de la charge de travail.

Les plus et les moins
- Une navigation à droite devrait donc diriger l’attention de l’utilisateur sur le contenu des pages, qui du coup, est localisé à gauche.
- Les droitiers, majorité d’entre nous, devraient se sentir plus à l’aise avec une navigation à droite.
- De même, la charge de travail est réduite du fait de la proximité avec la barre de scroll.
- Enfin imprimer une page pourrait être plus facile. L’impression supprimant par défaut la partie droite des larges pages, et donc en l’occurrence, la navigation, laissant intacte la totalité du contenu.

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