Les textbooks et le elearning réinventés par Apple

Oui le titre est pompeux, oui ça sent la révolution, oui je suis pas objectif, mais si vous prenez le temps de regarder cette vidéo et que vous avez bossé dans le domaine du elearning, c’est un sacré coup de massue! Sont forts forts forts chez Apple.

Apple Special Event, 19 janvier 2012

En très bref, la vidéo montre la nouvelle version des textbooks proposés pour l’iPad. Des livres enrichis d’images, vidéos, 3D, quizz, tests, et bien d’autres surprises. Une vision du livre en mode final enrichi ou alors en mode pur texte. Tout cela avec les doigts bien entendu. Pour préparer ces livres, une app simple à utiliser et pour finir en beauté une possibilité d’utiliser iTunesU pour publier l’ensemble de la structure de ses cours: cours complet avec images, vidéos, app, textbooks, communication type forum, tâches à faire, suivi du travail effectué, … Moodle n’a qu’à bien se tenir ou plutôt aller se remettre sacrément en question!

Bref, un coup de massue qui fait du bien. Cela faisait des mois qu’une vidéo ne m’avait enchanté à ce point!

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4 raisons d'apporter de l'humour dans les cours universitaires

Entre nous, je l’ai toujours dit ;)

1. L’humour permet de créer des liens et d’améliorer la communication: les auteur-e-s citent plusieurs études mettant en évidence le fait que l’humour d’un-e enseignant-e le/la rend plus sympathique et accessible aux yeux des étudiant-e-s. L’humour permet aussi de dédramatiser des situations tendues ou d’aborder plus sereinement des questions de discipline en classe comme les bavardages ou les arrivées tardives.

2. L’humour permet de réduire le stress: détendre l’atmosphère est parfois utile après une longue période de travail intensif ou à la veille d’une échéance pour le cours, comme un examen.

3. L’humour permet de rendre un cours plus intéressant: par exemple, les auteur-e-s recensent plusieurs recherches qui font des liens entre l’humour d’un-e enseignant-e et la présence au cours des étudiant-e-s.

4. L’humour aide à améliorer la rétention d’information par les étudiant-e-s: un message important est souvent mieux retenu lorsqu’il est associé à une anecdote humoristique ou une histoire drôle. De plus, cela permet d’augmenter l’attention des étudiant-e-s au cours, même dans les matières a priori les plus rébarbatives.

Source: Rions un peu pendant les cours à l’université « Pédagogie universitaire – Enseigner et Apprendre en Enseignement Supérieur.

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Préparer un cours sur les TIC

Quoi mettre dans un plan de cours sur les TIC? – PédagoTIC…. est un bon article brainstormé d’un enseignant préparant un cours sur les TIC. On y trouve plein de bonnes idées et de pistes à creuser. Quelques notes copiées-collées de ce texte qui j’avoue est un des plus rafraîchissant lu depuis des années car si beaucoup parlent des TIC peu ont vraiment écrit ce qu’ils font de manière aussi ouverte et directe. Merci Patrick!

Pourquoi un cours sur les TIC?

  • discuter de leur omniprésence
  • quelles TIC sont importantes?
  • les étapes d’appropriation et d’intégration des TIC en éducation
  • quelles conditions sont nécessaires pour réussir l’intégration des TIC et quels avantages il est possible de tirer de l’intégration des TIC
  • qui va aider les étudiants s’ils ont de la difficulté?
  • quels outils doivent-ils maîtriser?
  • maîtriser les réseaux!
  • et enfin: les critères pour juger de la qualité de l’information, les stratégies les plus efficaces de recherche d’informations sur Internet, les alternatives à Google, la Netiquette, la cyberintimidation, les principes de base de la sécurité informatique. J’espère aussi pouvoir parler de “mobile learning”, de baladodiffusion et d’identité numérique.
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Twitter pour s'échanger des notes durant un cours?

Twitter en classe? En direct? C’est l’expérience tentée et reprise sur “Education 2.0 – Learning 2.0 Tools: Twitter comme système de feedback vis à vis d’un cours“. Florence cite l’article “Professor Encourages Students to Pass Notes During Class — via Twitter“. Deux trois citations pour mémoire:

“Cole W. Camplese, director of education-technology services at Pennsylvania State University at University Park, prefers to teach in classrooms with two screens — one to project his slides, and another to project a Twitter stream of notes from students.”

“Once students warmed to the idea that their professors actually wanted them to chat during class, students begin floating ideas or posting links to related materials, the professor says. In some cases, a shy student would type an observation or question on Twitter, and others in the class would respond with notes encouraging the student to raise the topic out loud. Other times, one of the professors would see a link posted by a student and stop class to discuss it.”

“Still, when Mr. Camplese told me about his experiment soon after he spoke at The Chronicle’s Tech Forum, I couldn’t help thinking that it sounded like a recipe for chaos, and I told him so. He replied that his hope is that the second layer of conversation will disrupt the old classroom model and allow new kinds of teaching in which students play a greater role and information is pulled in from outside the classroom walls. “I’m not a full-time faculty member,” he said. “I use my classrooms as an applied-research lab to decide what to promote as new solutions for our campus.””

Bon, là on est déjà au niveau 5 dans l’utilisation des TIC dans l’enseignement…

Ca risque d’en effrayer plus d’un, mais l’idée est intéressante. C’est de l’interactif pur et demande à l’enseignant d’être capable de suivre en direct ce qu’il se tweete pour l’intégrer au bon moment dans le déroulement de son cours. Imaginons d’aller plus loin, à la Facebook. Le prof dit une phrase et on voit apparaître à l’écran: “150 étudiants aiment ça” ;)

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Facebook va-t-il remplacer tous les intranet et autres plateformes?

Facebook c’est tellement cool disent certains que ça va finir par tout manger… il n’y a qu’un pas à franchir pour prédire que la plateforme utilisée dans telle entreprise n’a plus d’utilité et que mettre ses cours sur un LMS comme Moodle c’est dépassé. Tout faire avec Facebook semble être la nouvelle lubie à la mode.

Heureusement qu’on tombe parfois sur des articles qui démontrent que certaines têtes bien pensantes savent encore faire la part des choses. C’est le cas de “Facebook and Academic Institutions – Content or Context?” qui pose bien le problème:

In the world of enterprise and educational IT, the question I keep hearing asked about Facebook is, “will this supplant our intranet/course platform/LMS/[insert your enterprise application platform of choice]? Students want to know if they can get their course content in Facebook. Administrators want to know if allowing students to use Facebook for anything academic will drive users away from their school portals or course environments. Part of the confusion is an as yet immature understanding of what Facebook and the custom applications you can develop for it are really best at.

Et la réponse qu’il apporte me plaît. Selon l’auteur de cet article, Facebook est doué pour mettre en relation des utilisateurs, pour construire un système social performant. On a donc d’un côté une plateforme de type intranet qui contient le contenu de son organisme (école, entreprise, etc.) et de l’autre Facebook qui relie des personnes ensemble comme aucun autre outil ne le fait actuellement. Pour relier ces deux mondes, il suffit de programmer une application qui présentera dans Facebook des contenus provenant des plateformes externes. Ainsi, on utilise Facebook pour diffuser des informations comme des mises à jour, des nouveaux ajouts, des modifications, des alertes et on propose aux utilisateurs d’obtenir des informations complètes en les faisant cliquer et donc en les ramenant dans ces plateformes externes qui ont entre autres comme avantage de gérer les droits d’accès et donc une certaines forme de sécurité des données.

Facebook comme intégrateur de contenus et non comme fournisseur de contenu. Facebook ne vient pas remplacer l’existant (qui fonctionne bien non?) mais sait le mettre en valeur d’une manière toute nouvelle et très performante. Facebook c’est un complément web un peu comme les vitamines qu’on ingurgite le matin…

What Facebook does do, however, is let us publish snippets or updates to students sourced from these university systems, and drive traffic back to them for the “full story”. It lets us give a student a page within Facebook with their course schedule, links to the course sites, lists of their Facebook friends (and other participating users) who are in their courses, and various ways to message between these groups. Facebook’s friends is social graph A, the various university roles and identities of students are graphs B/C/D/etc. Facebook provides the means to intersect and display them in creative and student-focused ways. It’s about context for your content, not really about delivering your content.

(…) some common understanding will emerge that Facebook and social-graph platforms like it are not a threat or a replacement for the portal, LMS or CMS, but a complement to them.

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YouTube et les universités: une alliance qui peut se révéler très positive

Bonne réflexion de François Guité sur la présence de cours universitaires sur YouTube:

Le phénomène des cours universitaires offerts en vidéo sur la Toile n’est rien de nouveau. Mais considérant l’ampleur de la diffusion universitaire dans Internet, il y a lieu de se demander si les universités qui se limitent aux salles de classe ne risquent pas la désuétude, ou du moins la perte de leur influence. Il faut aussi s’interroger sur le colonialisme américain du savoir universitaire qui peut en résulter.

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Wikiversité – des cours libres regroupés sur un wiki

Merci Pauline pour le lien pointant vers Wikiversité. En gros, c’est un des projets soutenus par la Wikimedia Foundation. On connaît tous Wikipédia.

La version francophone de Wikiversity fête depuis quelques jours la mise en ligne de son 2000ème article. Pour rappel, Wikiversity est un projet de communauté pédagogique libre, lancé en août 2006. Comme sa grande soeur, Wikipédia, Wikiversity fait partis des projets soutenus par la Wikimedia Foundation. À ce titre son contenu est sous licence libre et se veut neutre et avec des références. Libre au sens légal du terme puisque son contenu est placé sous la licence GFDL, qui, alliée à la technologie wiki, permet à tout un chacun de contribuer à l’élaboration de cette communauté.

Wikiversity est le plus jeune des projets soutenus par la Wikimedia Foundation, il existe à l’heure actuelle en 5 langues : l’allemand, l’anglais, l’espagnol, l’italien et le français. Les trois versions les plus prolifiques sont les versions anglophone, francophone et germanophone.

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Bon, je suis passé faire un tour: la page d’entrée à de la gueule, mais les contenus ne sont pas encore vraiment là au point où l’outil serait utilisable. On reste dans du très spécialisé. Par exemple, en pédagogie, il y a des pages mais elles sont vides. Cependant l’idée est bonne et à suivre.

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Les podcasts pédagogiques, des reproductions de l'existant?

Pauline, collègue au Centre NTE nous propose dans son dernier billet la lecture d’un paper produit par Apple et IDG Global: Podcasting Phenomenon: a discussion on the development of podcasting as a professional medium for learning.

Selon elle, les exemples de podcasts pédagogiques présentés concernent le broadcasting de cours complets ou des contenus produits par les étudiants eux-mêmes. D’où la pertinence de sa question:

Where are the examples of teachers that are doing something other than just repurposing traditional lectures to distribute them via podcasting?

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Je rejoins Pauline dans le sens que j’aimerais découvrir des expériences innovatives dans ce domaine. On a l’impression que les nouvelles technologies, comme le podcast, sont utilisées pour reproduire de l’existant. Comme par exemple se servir de cette technologie pour se limiter à enregistrer ce qu’il se passe durant un cours:

Entire lectures can also be podcast with an audio recording synchronised with visuals aides or images provided by the instructor. This can be used by distance learners or those otherwise unable to attend the lecture. But it also has great value to those who were present for the live lecture, freeing them from making verbatim notes because the lecture is available for review.

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Les deux arguments soulevés ne me convainquent pas:

  • Premièrement, connaissez-vous beaucoup d’étudiants qui ont le temps de réécouter les cours qu’ils n’ont pu suivre? Et est-ce intéressant? Ne se dirige-t-on pas progressivement vers un abandon des cours “live” puisqu’on aura tout sur son iPod? Tout le monde sait très bien qu’un faible pourcentage sera effectivement “réécouté”.
  • Deuxièmement, prétendre qu’un podcast permettrait aux étudiants de ne pas prendre de notes et de se concentrer sur ce qu’il se passe me semble à côté du sujet. Il me semblait que la prise de notes avait comme vertu de permettre à l’étudiant de filtrer ce qu’il se dit, de se réapproprier le contenu à sa manière, de conserver une sorte de résumé, etc. Il y a du bon dans le “note-taking”. L’enseignant pourrait à la limite distribuer par podcast après un cours un document reprenant les points essentiels du cours. Mais bien d’autres stratégies sont également efficaces, comme ouvrir un wiki permettant aux étudiants de mettre à jour les notes du cours, etc.

On commence à comprendre avec ces exemples qu’une nouvelle technologie devrait également créer des nouvelles formes d’apprentissages et d’enseignement. La question à se poser serait: en quoi la technologie du podcast va modifier le scénario pédagogique d’un cours? Par exemple, on pourrait imaginer que lors du cours, c’est-à-dire en présentiel, l’enseignant aborde un point théorique, un concept, etc. et profite au maximum de ce temps avec les étudiants pour aborder et discuter de choses qu’on ne peut pas faire à distance. Le podcast serait lui utilisé pour délivrer des exercices, des compléments, des ressources autour du point abordé ou des informations sur le cours. Les étudiants pourraient gérer cela en dehors des heures de cours. Ce serait une sorte de canal live du cours. Couplé à un blog, on aurait un couple parfait, prêt à rivaliser avec les meilleurs LMS.

Après une relecture du paper, je ne serais pas aussi catégorique que Pauline. Il me semble que les auteurs sont conscients du problème dont nous discutons, comme le montrent les citations suivantes:

A podcast’s content can be anything conveyed by an audio or video file: a recorded lecture, a foreign language or music lesson or a demonstration of biology principles from an external source.

Podcasts are also an ideal way of integrating learning materials from external experts with standard curriculum texts or materials generated in-house, deepening and personalising the learning experience.

Podcasts are also being used by students and pupils themselves as an alternative means of presenting information which would otherwise be handwritten. Teachers whose pupils frequently make podcasts attest to the technology’s power to engage pupils, build literacy and oratory skills and develop confidence and teamwork.

Teachers can use podcasts to disseminate routine information, such as lesson plans, topic backgrounds, homework assignments and the fundamentals of lessons, in class or remotely from the school network. This reduces the amount of chalk-and-talk time, increases the time pupils can spend in smaller collaborative groups where learning is more intensified and generally freeing the teacher to be more creative.

Furthermore, reducing the time lecturers spend delivering traditional lectures can increase the time available for tutorial sessions with smaller groups. Here, learning is focused on specific issues rather than the broad sweep of the subject; it is personalised in the sense that students take responsibility for the pace at which they learn; and it is collaborative, with students dividing research topics among a small group with common interests and assisting each other to learn under the guidance of the tutor.

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La question de Pauline mérite néanmoins d’être reposée, mais en français cette fois-ci: où sont les exemples d’enseignants qui font autre chose que juste reproposer sous la forme de podcasts leurs cours traditionnels?

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