La règle des 3 clics n’est pas fondée
Tuesday 17 October 2006On en apprend toujours avec FredCavazza. Cette fois, il fait le point sur l’absurdité de la règle des trois clics:
réduire le nombre de clics pour atteindre le niveau le plus profond dans un site revient à complexifier son arborescence. Pour faire simple, cela implique de confronter l’utilisateur à plus de liens à chaque clic, donc des choix plus longs, donc plus de risques d’erreurs, donc plus de frustration.
Avant de proposer la règle du clic unique
L’illustration la plus flagrante de cette modification de comportement est la fonction de base de l’internet : la recherche d’information. Depuis l’avènement du roi Google, le niveau d’exigence des utilisateurs a été rehaussé au plus haut point : soit l’information qu’ils cherchent se trouve dans les 5 premiers résultats, soit elle n’existe pas. Avouez-le, votre comportement à également évolué : depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas aventuré au-delà de la première page de résultat ?
Voilà pourquoi il est temps de se rendre à l’évidence : les habitudes et réflexes liés à la recherche d’information ont irrémédiablement changé et nous nous dirigeons vers des comportements extrêmes. Alors je pose ici une question ouverte : à quand la règle du clic unique ?
Cette règle repose sur un postulat simple : pour une information qui représente une certaine valeur, vos utilisateurs n’iront pas plus loin qu’un clic depuis votre page d’accueil ou depuis la première page de résultats de Google.
On le comprend l’enjeu est difficile. Si les blogs ont réussi à imposser une architecture très simple à intégrer (liens sur archives, à propos et billets antidatés qui défilent dès la page d’accueil), les sites ont encore du travail à faire pour simplifier l’accès à leur contenu. A l’exemple du site yelllownet qui permet aux clients de la poste suisse d’effectuer leur paiement en ligne (faites une démo c’est ouvert). Tous les choix se trouvent à plat dans la colonne de gauche. Menu long, très long mais tellement simple à comprendre. On a ce sentiment si rare de pouvoir embrasser d’un coup tous les choix du site: il suffit de scanner les items et de cliquer sur ce qui nous intéresse. Au début, je me moquais intérieurement en gloussant sur la “laideur et la simplicité” de ce système. Maintenant je les remercie à chaque fois. Faut dire que je suis sorti de ma période paillettes HTML.
Tags: architecture, clic, ergonomie, information, nombre, profondeur, structure









