Archive pour la catégorie ‘ergonomie’

Cette sacré motivation!

Wednesday 16 August 2006

Lu sur Idéactif (citant un article de la BBC):

Même en absence totale de connaissances de la langue (ici, c’est l’anglais) et de l’outil, certains de ces enfants réussissent quand même à en faire un usage rudimentaire mais sensé en moins de trois minutes! Si on extrapole un peu ces résultats, on peut peut-être mieux comprendre pourquoi des interfaces, des sites web ou des logiciels en apparence très peu utilisables sont quand même utilisés par des millions de personnes quotidiennement. La motivation d’atteindre un but y est pour beaucoup dans l’adoption d’un outil. On est prêt à passer par-dessus bien des difficultés si on croit que le résultat en vaut la peine. Un outil qui viole toutes les règles d’utilisabilité pourrait donc être extrêmement populaire.

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Différence entre l’utilisabilité et l’expérience utilisateur

Saturday 12 August 2006

Merci à FredCavazza pour nous éclairer une bonne fois pour toutes sur la différence entre utilisabilité et expérience utilisateur:

  • utilisabilité = simplicité d’usage (un bon exemple l’autoroute)
  • expérience utilisateur = plaisir d’usage (un bon exemple, la petite route de campagne)
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C’est quoi un lien lourd?

Monday 7 August 2006

Selon FredCavazza, un lien lourd,

C’est une notion assez floue, mais pour faire simple il s’agit de liens qui ne pointent pas vers une mais vers plusieurs destinations. Ces destinations peuvent être agrémentées de commentaires. En gros, ça ressemble à une info bulle mais en plus riche. (..) Au survol de la souris les panneaux publicitaires sont affichés.

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Deux remarques de Fred:

  1. Liens lourd et éthique?

    C’est avant tout le caractère éthique de cette pratique qui dérange : Est-ce que ce n’est pas tromper les internautes que de cacher des publicités derrière des liens ? Pas forcement, si les liens sponsorisés sont traités graphiquement de façon distincte des vrais liens cela ne pose pas de problème.

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  2. Une pratique à condamner?

    Cela me rappelle les débats sans fin sur Flash et javascript : ce n’est pas la technologie qui est mauvaise, mais plutôt son utilisation. Plutôt que de condamner la technologie, condamnez ceux qui en font une utilisation détournée.

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Des mises à jour enfin humaines…

Friday 4 August 2006

Quel bonheur, j’ai l’impression depuis quelques temps que certains développeurs commencent à s’intéresser aux utilisateurs… Normalement, une mise à jour d’un programme, c’est quoi?

  • c’est tout d’abord un message indiquant qu’une mise à jour est disponible
  • c’est ensuite un renvoi sur un site web (en général en anglais)
  • c’est la recherche désespérée sur le site de la mise à jour, en général sous support, fix & co, maybe here, à vos risques et périls…
  • c’est le téléchargement (mais on est jamais sûr d’avoir chopé le bon car ils s’intitulent up.345939423BBBN…)
  • puis le clic sur l’exécutable, puis puis puis…

Inhumain, isn’it?

Firefox et Picasa, c’est la grande classe. Pour Firefox, on surfe et notre navigateur préféré nous indique qu’une nouvelle version est disponible. On dit oui et la nouvelle version est installée en toile de fond, tranquillement et sera active au prochain lancement du browser. Pour Picasa, idem, on dit oui et un message nous indique que la mise à jour s’effectuera lorsqu’on lancera à nouveau Picasa. La grande classe je vous disais.

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Les navigateurs, tous des myopes?

Tuesday 4 July 2006

Il y a quelques jours, je me posais la question de la pertinence des menus de navigation sur un site web pour aboutir à la conclusion suivante:

(…) chaque page d’un site doit de plus en plus être pensée comme un mini-site web et contenir la navigation en son sein.

La lecture ce matin d’un article d’Ergopole confirme quelque peu ce point de vue en mentionnant le concept de navigation blindness:

Lorsque l’on parle de navigation blindless on signifie le fait que les internautes utilisent peu les menus de navigation et se focalisent principalement sur les actions de centre page.

(…) En d’autres termes, les internautes se fichent de savoir où ils se trouvent dans un site. La consistance (par exemple dans la navigation) n’est pas indispensable. Ce qui compte c’est que sur chaque page l’utilisateur puisse rapidement et efficacement avancer jusqu’à la prochaine étape.

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On peut également lire à ce sujet un autre article d’Ergopole: “De la myopie des utilisateurs sur la navigation” dans lequel deux éléments sont à retenir:

les utilisateurs sont tellement concentrés sur ce qu’ils lisent sur la partie centrale de la page qu’ils ignorent les bandeaux de navigation. A partir de là, soit la page contient l’information qu’ils cherchent (ou un lien qui y mène), soit ils cliquent sur le bouton ‘Retour’. C’est ce qu’ils appellent la règle du retour arrière jusqu’à destination

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le centre, la navigation dans le contenu, est généralement ignoré alors qu’il s’agit de la zone privilégiée par laquelle l’utilisateur cherche à remplir ses objectifs, souvent un objectif principal.

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Pour ou contre les menus de navigation?

Friday 23 June 2006

Je suis assez d’accord avec ce billet de Fredcavazza: “Les menus de navigation servent-ils à quelque chose ?”. A l’instar d’autres gourous de l’ergonomie web, il se pose la question de l’utilité des bandeaux de navigation:

Ils partent du constat terrible que les utilisateurs sont tellement concentrés sur ce qu’ils lisent sur la partie centrale de la page qu’ils ignorent les bandeaux de navigation. A partir de là, soit la page contient l’information qu’ils cherchent (ou un lien qui y mène), soit ils cliquent sur le bouton ‘Retour’. C’est ce qu’ils appellent la règle du retour arrière jusqu’à destination.

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Que penser d’un tel avis si tranché? Il y a de cela quelques temps, j’aurais trouvé cette question complètement à côté du sujet. Maintenant, mais peut-être cela est-il dû à mon utilisation massive des blogs, j’estime que j’ai changé drastiquement ma manière de naviguer. J’arrive sur une page non pas par la homepage d’un site mais par un moteur de recherche, un lien coincé dans un email ou par la lecture d’un fil RSS. Et là, je me concentre sur le contenu de la page: tout d’abord le contenu, puis les liens qui s’y trouvent qui pointent vers du contenu similaire. Mais il est vrai que j’ai rarement le temps d’explorer la barre de navigation qui par ailleurs ne me servirait à rien puisqu’à priori si je lis un article sur la choucroute, je ne vois pas pourquoi j’irais cliquer sur “mon cv” ou un autre lien à côté de mon sujet de lecture. Selon moi, chaque page d’un site doit de plus en plus être pensée comme un mini-site web et contenir la navigation en son sein. Quoi de plus motivant que de trouver à la fin du contenu principal une proposition du type “vous avez aimé lire cela, pourquoi ne pas lire aussi ces autres textes qui traitent du même sujet”?

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Concepteurs de sites web, démystifiez les utilisateurs!

Monday 19 June 2006

C’est le questionnement existentiel de Benoît Drouillat, relevé par gou blog. Pour résumer, il faut éviter de dé-personnaliser les gens pour qui nous créons des interfaces.

Manque cruel d’empathie, aggravé par notre incapacité à adopter le point de vue de l’utilisateur (en contradiction totale avec la démarche de conception centrée utilisateur (sic) que nous revendiquons)…Nous oublions que le design que nous créons s’adresse avant tout à des gens, des personnes, des créatures humaines, notre prochain. Don Norman souligne que dans notre métier, le véritable client, la personne qui va utiliser l’interface, lire son contenu etc. est trop souvent rendu abstrait, dilué dans le jargon des concepteurs, bien recouvert par l’épaisseur d’un mot annodin. Cela n’est pas innocent.

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Une solution proposée par gou blog serait de parler de personnages en créant de véritables profils d’utilisateurs.

L’article qui semble être à la source de ce questionnement serait “Words Matter. Talk About People: Not Customers, Not Consumers, Not Users” de Don Norman.

Words matter. Psychologists depersonalize the people they study by calling them “subjects.” We depersonalize the people we study by calling them “users.” Both terms are derogatory. They take us away from our primary mission: to help people. Power to the people, I say, to repurpose an old phrase. People. Human Beings. That’s what our discipline is really about.

(…)If we are designing for people, why not call them that: people, a person, or perhaps humans. But no, we distance ourselves from the people for whom we design by giving them descriptive and somewhat degrading names, such as customer, consumer, or user. Customer – you know, someone who pays the bills. Consumer – one who consumes. User, or even worse, end user – the person who pushes the buttons, clicks the mouse, and keeps getting confused.

(…)We no longer talk of idiot proofing, but why do we degrade people by the passive, inert term of “user.” People are rich, complex beings. They use our devices with specific goals, motives, and agendas. Often they work with – or against – others. A label such as customer, consumer or user ignores this rich structure of abilities, motives, and social structures.

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Mise à jour 2006-06-20: roby vient de sortir un article sur le même thème… comme quoi!

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La classification à facettes comme alternative aux systèmes hiérarchiques

Monday 19 June 2006

L’idée étant de passer d’une architecture figée, rigide, à une architecture adaptable et évolutive. Bel article d’ergopole.fr présentant la classification à facettes pour pallier aux défauts principaux des systèmes hiérarchiques:

- Les systèmes hiérarchiques sont peu flexibles, peu évolutifs.
- Dans un système hiérarchique, un item n’a pas le don d’ubiquité, il ne peut que rarement se trouver à deux endroits à la fois.

Quelques points intéressants à retenir:

  • l’organisation des facettes est multidimensionnelle
  • pas de prédéfinition des combinaisons; elles seront construites par l’utilisateur au gré de sa navigation (la structure des contenus n’est plus directement associée à l’interface utilisateur)

    Du coup, cette distinction entre la structure de classification et l’interface utilisateur permet une plus grande flexibilité. Plus rien n’empêche une profonde refonte de l’application (graphique, mais aussi technique) sans nécessaire changement dans la structure des contenus. Un principe qui ressemble fortement aux standards de développement et, notamment, à l’utilisation des CSS : séparation du fond et de la forme.

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  • moins de termes de vocabulaire contrôlé, mais du fait des associations multiples des termes entre eux, le nombre de combinaisons possible est énorme
  • le concepteur doit proposer un certain nombre de facettes accessibles en premier lieu (à l’accueil); les autres facettes seront accessibles par la suite
  • la classification à facette est plutôt adaptée aux sites à volume d’information important
  • nouvelles possibilités de gestion des contenus du site: simplification, ouverture facile de nouvelles sections, auto classification, combinatoires hétérogènes (thématiques transverses), ajout de nouveaux critères
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