Les fatigués de la connexion permanente

A méditer… (lire la suite de l’article sur InternetActu.net)

Quand on parle de déconnexion, on ne parle pas des non-connectés ou des non-usagers, mais de ceux qui ont choisi de ne plus l’être. Ce rejet, ce refus des technologies, nait d’un besoin de régulation par rapport à la saturation technologique que nous subissons, explique Véronique Kleck, auteure de Numérique & Cie : sociétés en réseaux et gouvernance. Face à l’accentuation des technologies sur nos vies, on a envie de pouvoir à nouveau “faire” sans technologie. D’autant qu’aujourd’hui, il est presque impossible de ne pas être connecté, puisque l’internet est devenu l’infrastructure de fonctionnement des activités humaines, souligne le sociologue Federico Casalegno, directeur du Laboratoire de l’expérience mobile du MIT. Même si on suspend ses propres activités, même si on arrête ses outils, tout reste interconnecté. La déconnexion est donc une impression fugace, un temps, un répit, qui marque notre fatigue à maîtriser la connexion permanente.

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