Les podcasts pédagogiques, des reproductions de l’existant?

Pauline, collègue au Centre NTE nous propose dans son dernier billet la lecture d’un paper produit par Apple et IDG Global: Podcasting Phenomenon: a discussion on the development of podcasting as a professional medium for learning.

Selon elle, les exemples de podcasts pédagogiques présentés concernent le broadcasting de cours complets ou des contenus produits par les étudiants eux-mêmes. D’où la pertinence de sa question:

Where are the examples of teachers that are doing something other than just repurposing traditional lectures to distribute them via podcasting?

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Je rejoins Pauline dans le sens que j’aimerais découvrir des expériences innovatives dans ce domaine. On a l’impression que les nouvelles technologies, comme le podcast, sont utilisées pour reproduire de l’existant. Comme par exemple se servir de cette technologie pour se limiter à enregistrer ce qu’il se passe durant un cours:

Entire lectures can also be podcast with an audio recording synchronised with visuals aides or images provided by the instructor. This can be used by distance learners or those otherwise unable to attend the lecture. But it also has great value to those who were present for the live lecture, freeing them from making verbatim notes because the lecture is available for review.

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Les deux arguments soulevés ne me convainquent pas:

  • Premièrement, connaissez-vous beaucoup d’étudiants qui ont le temps de réécouter les cours qu’ils n’ont pu suivre? Et est-ce intéressant? Ne se dirige-t-on pas progressivement vers un abandon des cours “live” puisqu’on aura tout sur son iPod? Tout le monde sait très bien qu’un faible pourcentage sera effectivement “réécouté”.
  • Deuxièmement, prétendre qu’un podcast permettrait aux étudiants de ne pas prendre de notes et de se concentrer sur ce qu’il se passe me semble à côté du sujet. Il me semblait que la prise de notes avait comme vertu de permettre à l’étudiant de filtrer ce qu’il se dit, de se réapproprier le contenu à sa manière, de conserver une sorte de résumé, etc. Il y a du bon dans le “note-taking”. L’enseignant pourrait à la limite distribuer par podcast après un cours un document reprenant les points essentiels du cours. Mais bien d’autres stratégies sont également efficaces, comme ouvrir un wiki permettant aux étudiants de mettre à jour les notes du cours, etc.

On commence à comprendre avec ces exemples qu’une nouvelle technologie devrait également créer des nouvelles formes d’apprentissages et d’enseignement. La question à se poser serait: en quoi la technologie du podcast va modifier le scénario pédagogique d’un cours? Par exemple, on pourrait imaginer que lors du cours, c’est-à-dire en présentiel, l’enseignant aborde un point théorique, un concept, etc. et profite au maximum de ce temps avec les étudiants pour aborder et discuter de choses qu’on ne peut pas faire à distance. Le podcast serait lui utilisé pour délivrer des exercices, des compléments, des ressources autour du point abordé ou des informations sur le cours. Les étudiants pourraient gérer cela en dehors des heures de cours. Ce serait une sorte de canal live du cours. Couplé à un blog, on aurait un couple parfait, prêt à rivaliser avec les meilleurs LMS.

Après une relecture du paper, je ne serais pas aussi catégorique que Pauline. Il me semble que les auteurs sont conscients du problème dont nous discutons, comme le montrent les citations suivantes:

A podcast’s content can be anything conveyed by an audio or video file: a recorded lecture, a foreign language or music lesson or a demonstration of biology principles from an external source.

Podcasts are also an ideal way of integrating learning materials from external experts with standard curriculum texts or materials generated in-house, deepening and personalising the learning experience.

Podcasts are also being used by students and pupils themselves as an alternative means of presenting information which would otherwise be handwritten. Teachers whose pupils frequently make podcasts attest to the technology’s power to engage pupils, build literacy and oratory skills and develop confidence and teamwork.

Teachers can use podcasts to disseminate routine information, such as lesson plans, topic backgrounds, homework assignments and the fundamentals of lessons, in class or remotely from the school network. This reduces the amount of chalk-and-talk time, increases the time pupils can spend in smaller collaborative groups where learning is more intensified and generally freeing the teacher to be more creative.

Furthermore, reducing the time lecturers spend delivering traditional lectures can increase the time available for tutorial sessions with smaller groups. Here, learning is focused on specific issues rather than the broad sweep of the subject; it is personalised in the sense that students take responsibility for the pace at which they learn; and it is collaborative, with students dividing research topics among a small group with common interests and assisting each other to learn under the guidance of the tutor.

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La question de Pauline mérite néanmoins d’être reposée, mais en français cette fois-ci: où sont les exemples d’enseignants qui font autre chose que juste reproposer sous la forme de podcasts leurs cours traditionnels?

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Un commentaire pour “Les podcasts pédagogiques, des reproductions de l’existant?”

  1. Pauline dit :

    Salut :)

    I’m aware of one example of a prof who creates podcasts that are not a reproduction of his class. Professor Robert Stidwill at the Uni Zurich produces short summaries of his classes, going over areas that are most important or that may have raised more questions in class. He’s mentioned here:

    http://www.unipublic.unizh.ch/campus/uni-news/2006/2261.html

    He will also be featured in an upcoming edutechNTE podcast… ;)
    http://nte.unifr.ch/blogs/podcast/

    ciao!

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