Le cauchemar des arborescences
En ces périodes pleines de tags partout, il est bon de tomber sur des arguments contre les arborescences, un système de classement qui m’a toujours fait perdre du temps et qui fonctionne bien les premiers trois jours avant qu’on oublie la logique implémentée derrière. C’est la raison pour laquelle je m’efforce depuis des années à classer mes documents dans des simples folder datés (par exemple: 2006-09-07_vacances_italie). Une chronologie ne pourra jamais être considérée comme un mauvais système de classement puisque celui qui arrive à prouver que demain doit être classé avant hier n’est pas encore né. C’est d’ailleurs un des éléments fondamental des blogs. Et très intuitif en plus. Puis un bon moteur de recherche qui te scrute les titres des dossiers, voire l’ensemble en plein texte et le tour est joué. Fini les réflexions à la “alors lui c’est le fils de lui mais en même temps, il pourrait aussi être le copain de celui-là ou alors, on devrait plutôt commencer par les thèmes, puis…” FINI!
Donc, on l’aura compris, j’aime pô les arborescences compliquées à mille étages. C’est également l’avis de l’auteur de l’article “Trees, TreeViews, and UI“. Ses arguments sont les suivants:
1. Trees force a rigid hierarchy
There’s an episode of the old television show Gomer Pyle, USMC where the quartermaster gets sick and Gomer is put in charge of the Army PX. Gomer proceeded to reorganize every item in the PX into three categories: animal, vegetable, or mineral. Hilarity ensued. Lesson: rigid categorization may seem like a good idea, but it doesn’t work very well in practice.
2. Trees are difficult to browse
Good luck finding anything in a tree; it’s a navigational nightmare. Expanding and collapsing folders constantly causes items of interest to fall out of view, and loss of context in the hierarchy. Expand enough, and you’ll end up scrolling not only up and down but also left to right. Interactively searching trees is awkward, if even supported.
3. Categorization is an expert activity
If left to their own devices, your users aren’t likely to do any better than Gomer Pyle– unless they happen to be experts in library science and information mapping. Categorization is extraordinarily difficult to do correctly unless you’re an expert in the field. And even then, there is disagreement.
4. Trees imply a parent/child relationship
On top of all the rigid hierarchy baggage, there’s an additional connotation of ownership– both physical and logical– that goes along with putting items a tree. Are you sure that item has one clearly defined owner and one clearly defined parent?
Laissons-lui le mot de la fin: Programmers may love rigidity– to each item its appropriate folder and meticulously named class hierarchy– but users prefer simple, flat lists
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Mise à jour 2006-10-16: pour aller plus loin, on peut lire aussi l’article Google’s War on Hierarchy, and the Death of Hierarchical Folders
Tags: arborescence, categorisationRetrouvez mon Lifestream sur Friendfeed pour retrouver ce que je fait ou dit ailleurs que sur ce blog: Facebook, Flickr, Picasa, del.icio.us, Twitter, etc.
3 commentaires pour “Le cauchemar des arborescences”
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9 September 2006 à 8:37
[...] En voici un qui ouvre la question sous un angle différent. Au passage il renvoie à un autre blog, un peu ancien (2005 !) mais néanmoins intéressant dans ce débat. On notera au passage la référence à un Google et sa vision décalée d’un problème que tout utilisateur d’informatique, professionnelle ou personnelle, vis quotidiennenment avec une acuité croissante du fait du volume tous les jours plus importants de documents électroniques que nous manipulons. [...]
16 September 2006 à 11:46
Pas du tout d’accord.
1) On ne balaye pas une architecture vieille de 2000 ans en 2 secondes.
2) “Trees are difficult to browse” ???
3) “Categorization is an expert activity” c’est vrai que c’est beaucoup plus facile pour l’indexation (je plaisante)
3b) C’est facile de créer avec les tags mais …
4) Il est facile de corriger ou de supprimer une branche d’un arbre, je ne pense pas que cela soit aussi facile avec les tags.
5) Utilisateurs multiples > besoins multiples > outils multiples
6) “référence à un Google” Il faut faire attention de se comparer à Google (facteur d’échelle).
Finalement il est possible de créer une indexation depuis un arbre et vice-versa.
Jean-Luc
16 September 2006 à 13:43
Salut Jean-Luc,
Selon moi, une arborescence répond à une logique et en général une seule. Dans un groupe, on arrive vite à des difficultés, car chacun a sa propre logique (et tu vois de quoi je parle…). Donc, mon but n’est pas de balayer l’arborescence mais de constater qu’avec des tags, on arrive à pouvoir créer différents types de classements selon ses choix du moment. Ce matin, j’aimerais toutes les fiches qui parle de “programmation+php” et ce soir, seulement les fiches “niveau+débutant”. On est bien dans des approches transversales.
Donc pas d’ordre au départ pour en avoir plusieurs au final. C’est pas pratique cela?
david