Les étudiants sont-ils technostressés?
Relief aborde le thème du technostress, néologisme créé par Larry Rosen, pour désigner le stress causé par l’usage des nouvelles technologies qui n’apportent pas que des avantages. Cette omniprésence technologique d’aujourd’hui affecte trois groupes d’âge de façon très différentes:
- Les baby-boomers: élevés sans la technologie, stressés puisque forcés à s’adapter
- La Génération X: catégorie à cheval, élevés avec / sans la technologie, adaptation lente, sentiment d’être menacés / dépassés par les plus jeunes
- Les MySpacers: cadets de la famille, recherche active de technologie (ils ne connaissent pas le monde sans elle, “c’est comme de l’air, tellement présent que ce n’est même pas pertinent d’en parler”), ce sont leurs habitudes de consommation qui imposent le rythme de la multiplication des nouveautés
Quelques bribes à conserver au chaud:
«Ma fille est à l’ordinateur, faisant la conversation à ses amies sur Internet, téléphone cellulaire en main, le Ipod dans une oreille, avec la télévision comme trame de fond. Je lui demande quand elle compte étudier, et elle me dit que c’est ce qu’elle fait»
J’observe le même phénomène chez mes élèves, tous branchés. S’asseoir à l’ordinateur est tout aussi normal que de se mettre à table. Quand vient le moment de réaliser un travail, ils cherchent d’abord une solution informatique. Autre différence générationnelle : ils ne se limitent pas à l’écrit, mais s’adonnent gaiement au multimédia.
Malgré les apparences, les jeunes ne sont absolument pas dépendants de cette technologie, analyse le psychologue. Habitués à la présence quotidienne des Ipod, ordinateurs et autres bébelles technologiques, jeunes et plus jeunes ne connaissent aucune autre réalité.
Cette horreur pour la lenteur et les cours magistraux contribue certainement au déficit d’attention que l’on observe chez plusieurs élèves. La lenteur est d’ailleurs perçue comme un attribut des cours magistraux. Je crois que l’on remédie grandement au problème en limitant le plus possible l’enseignement magistral. Et pour ceux qui s’en inquiéteraient, l’accélération du tempo n’est pas nécessairement synonyme de superficialité.
Tags: generation, stress, technologie, technostressAvoir si bien assimilé la technologie a son coût. Ces futurs travailleurs utilisent des cerveaux conditionnés aux multitâches. Ils ne peuvent pas se concentrer sur une seule tâche, trop habitués à être bombardés de tous les côtés. À son avis, un clash entre générations est imminent sur le marché du travail. Mais le sommet a été atteint, croit-il. «Les jeunes ne feront pas plus de multitâches, mais le feront de façon plus intelligente dans le futur.»
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2 June 2006 à 19:38
Tu oublies les “Grups”, entre les GenX et les myspace, les 25-30, souvent à l’aise avec la technologie, avec quelques réminiscences du temps ou MSN n’avait pas encore remplacé le courrier postal
22 June 2006 à 13:05
Ce site est génial