Connaissance profane versus savoir académique

Dans “Développement du savoir profane“, Martin pose l’hypothèse suivante (la mise en gras est de moi):

Dans la blogosphère une certaine connaissance profane se développe parallèlement au savoir académique : si ce dernier n’est pas traduit dans un premier temps sous forme numérique à une adresse web et dans un deuxième temps sous forme de vulgarisation, il y a peu de chance qu’elle se diffuse dans le public ou du moins qu’elle suscite l’intéret du public. Et la connaissance profane dominera sans partage.

L’hégémonie actuelle de la blogosphère, la montée en force de ce que j’ai appellé la société des chroniqueurs, imposera un ensemble de prescriptions pour légitimer les nouveaux énoncés du savoir.

C’est un secret de Polichinelle que de révéler que les carnets déstabilisent les engins de recherche. En poids, en fréquence et en activité ils prennent de plus en plus de place. Les algorithmes des moteurs de recherche favorisent ces attributs. Les blogues sont des percolateurs d’information, pour reprendre une image que m’a transmis un jour Jean-Sébastien. Et font donc écran à des informations plus “lourdes” comme celle des académiciens.

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Il y aurait donc urgence à démocratiser l’information académique. Cela tombe bien, car c’est le sujet d’un autre article de Martin. Bien heureusement, l’auto-archivage par les université des articles scientifiques en accès libre et en circulation gratuite s’amorce.

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