Dans la peau d’un coursier à vélo new-yorkais
Ayant été moi-même coursier à vélo chez Krick à Genève durant quelques années, je n’ai pas pu résister à vous partager cette vidéo qui vous permettra de vous glisser quelques minutes dans la peau d’un coursier et de ressentir les montées d’adrénaline qui ont bercées mes études. Frissons garanti! (via Fuzz).
Ces vidéos sont réalisées par Lucas Brunelle, un coursier New-Yorkais qui a déjà réalisé d’autres petits films, caméra embarquée sur le casque. La seule chose qui me gêne et que je n’ai personnellement jamais pratiquée c’est le fait de gêner à la limite de l’accident les piétons et de mettre souvent la vie d’autres usagers de la route en danger. En ce sens, je me sens proche du commentaire de Ben:
Je suis moi même cycliste. A l’instar des cyclistes de la vidéo, je suis rapide et explosif, et je respecte rarement le Code de la route (je n’en suis pas fier). Il y a toutefois deux règles que je ne transgresse jamais :
1. Si tu enfreins le Code de la route (ce qui en soit être déjà répréhensible), fais-le sans mettre en danger la vie d’autrui (et tant qu’à faire la tienne)
2. Ne fais pas chier les piétons.
Or ces zozos à roulettes enfreignent ces deux règles à tout bout de champ. Ceci est terriblement dommageable pour l’ensemble des cyclistes et peut également l’être pour l’intégrité des personnes.
Je trouve cette vidéo tout bonnement scandaleuse et si je suis impressionné, c’est par la connerie de ceux qui sont filmés. Enfin, je trouve regrettable qu’un site qui véhicule des idées si louables au demeurant diffuse ce type de document qui prône ce type de comportements irrespectueux.
Nuançons cette critique en triant le bon grain de l’ivraie. Les coursiers à vélo, des cowboys urbains? Oui, mais des cowboys respectueux qui savent s’amuser sans gêner les autres!
Tags: coursier, velo, ville
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14 May 2006 à 21:56
C’est plus calme quand je vais à la fac en vélo…
14 September 2006 à 9:26
Comme vous dites vrais !
Rouler en ville c’est malin et on peut parfaitement emprunter tous les espaces sans pour autant perdre le sens du respect de l’autre, par exemple en prenant le temps de s’arrêter laisser passer une personne agée, avec un sourire conciliant, lorsque l’on roule sur un trottoir.
A Paris et surtout en banlieue (par exemple à la Garenne Colombes), on voit peu à peu des rues à sens unique, où les vélos ont l’autorisation d’emprunter la chaussée en sens inverse.
je trouve cela très intelligent, plein de bon sens, même s’il y a toujours des égos-cycliste plus égoistes que d’autres pour, du coup, se défouler à provoquer les voitures (l’air de dire, “si tu me touches, tu seras en tort” donc… j’ai le droit de t’emmerder!)
L’idée de partager le domaine public avec intelligence progresse tout doucement…
A Paris, la réalité c’est qu’il n’y a quasiment pas de parking à vélo; je m’en amuse en faisant le tour des institutions (poste, Mairie, etc);
Les emplacements de motos sont tout aussi rares et squattés du coup par des vélos; ça n’empêche pas les préposés à la verbalisation de se faire quelques descentes de mise en fourrières de temps en temps (en général, ils n’embarquent pas les motos mal garées qui gênent le passage sur des petits trottoirs mais celles qui se trouvent concentrées sur un lieu… c’est sûrement un hasard mais il se trouve que c’est très efficace… d’une certaine manière).
Bref, bien qu’apolitique au sens bêtement politico-français, j’encourage vivement les élus sincères à agir avec discernement. Ils se prétendent plus intelligent que la “masse” mais les preuves de cette intelligence tendent à se faire rares (à l’inverse des démonstrations égocentriques de leur “auto-estime” d’eux mêmes!) Le peuple est con mais il a pourtant des yeux connectés à son cerveau, lui aussi.
Personnellement, je fais essentiellement du vélo et de la moto dans Paris (je n’ai actuellement pas de voiture car je me déplace très peu hors de la capitale) et je ne comprends pas que l’on n’encourage pas aussi l’utilisation des scooters nouvelles générations.
Ce sont des quatre temps économiques (2 à 3 litres aux cent km), catalysés et discret lorsque leur conducteur n’ont pas le besoin de se faire remarquer avec un échappement bruyant.
A ce sujet, je “pardonne” presque les plus jeunes citoyens non éduqués, en revanche, je ne comprends toujours pas le laxisme et l’hypocrisie des pouvoirs publics à ce sujet; peut-être parce que les motards policiers et gendarmes sont les premiers à rouler avec des pots bruyants sur leurs véhicules personnels ! rigolez pas, j’en ai vus…
Ici, on verbalise plutôt les deux roues sur les voies de bus lorsque les voies habituelles deviennent totalement impraticables sur les grands axes de la ville; la Mairie de Paris a même eu la fine idée de saluer cela par une campagne d’affichage pas plus tard que cette semaine; autrement dit, restez en voiture, continuez de faire des bouchons, la loi est mal faites mais c’est la loi, les deux-roues sont nuisibles !
L’autre problématique du cycliste responsable (et d’une manière générale, du citoyen responsable, c’est qu’il est à la merci de l’arbitraire humeur des policiers; a quoi bon rouler à vélo s’il s’agit de perdre son temps à chaque croisement comme un engin motorisé de plus d’une tonne?
Sans aucun doute, les évolutions du code de la route ont pris du retard et de mauvaises directions; rouler à vélo ou a roller, c’est écolo, ça ne donne pas le droit de faire tomber un piéton, ou même de lui faire peur mais les responsabilités individuelles n’ont depuis l’après gaullisme et ses applications militaires, données lieu qu’à des applications qui tirent le citoyen vers la médiocrité (t’es pas assez grand pour traverser seul; je comprends cela pour un enfant mais à 33 ans, ça m’agace un peu…).
Je sais bien qu’en Allemagne, on prend un P.V lorsque l’on traverse à pied au feu rouge ou hors des passages piétons. Et je ne ferais pas de mauvaises blagues sur la rigueur allemande, je ne trouve pas ça drôle de me rappeler les grandes heures du reich et au passage, de la collaboration passive d’une grande partie de la France occupée.
Heureusement que l’on n’en est pas encore à ce type d’application strictement irréfléchi en France. Mais il est temps de se faire entendre à nouveau, avec plus d’intelligence que lors de la poussée libertaire (légitime sur le fond) de mai 68;
Pour ma part, lorsque je suis à pied, je regarde systématiquement la situation du trafic, même quand une lumière me dit ” c’est à vous de traverser”; c’est bête peut-être mais jusqu’à aujourd’hui, ça m’a plutôt réussi.
Allez, voilà une journée qui commence bien, je me suis exprimé sans même m’énerver !
Que la sagesse et l’enthousiasme soient avec vous…
Val