La puissance des calendriers publics de Google Calendar

Les calendriers et autres agendas sont connus depuis des lustres. Qui n’a pas entendu parler d’Outlook ou vu son collègue agiter son petit Quo Vadis à 20 euros lors d’une réunion? C’est du connu et c’est limite ennuyant: à part choisir avec quelle couleur on va noter le rendez-vous de dentiste de son fils, il n’y a pas vraiment de quoi s’exciter.

Et voilà que Google nous sort un système en ligne: Google Calendar. Beaucoup a été dit et je ne vais pas en remettre une couche. Il y a les émerveillés qui n’ont pas fini de s’extasier et les dubitatifs qui y voient une nouvelle manière de réduire leur sphère privée (c’est vrai quoi, ils savent que mon fils consulte un dentiste!).

Rien de plus qu’un calendrier en ligne diront certains! Oui et non, car on n’a pas encore fini d’en parler à mon avis. Pour plusieurs raisons principales à mon avis:

  • la possibilité de créer plusieurs calendriers (un pour moi, un pour ma famille, un pour mon groupe de travail, un pour mon association, etc.) que l’on peut afficher par couches
  • la possibilité de partager très simplement un calendrier avec une autre personne, membre de sa famille, collègue, etc. qui pourront également le mettre à jour si vous leur donnez les droits (j’ai dit “très simplement”!)
  • la possibilité d’inviter des gens d’un simple clic avec contrôle de qui est d’accord, qui hésite, etc.

Revenons sur la possibilité de partager un calendrier avec d’autres personnes. Car c’est là qu’une activité aussi banale qu’utiliser un calendrier devient presque excitante. Google a proposé dès le début la possibilité d’ajouter d’autres calendriers. On y retrouve les fêtes de chaque pays, les fêtes de chaque religion, on peut rechercher des calendriers par mots-clefs, etc.

Où est la puissance là-dedans? A vrai dire j’avais un peu passé rapidement sur ces calendriers publics jusqu’à la lecture de ce billet: Interesting Google Calendars. La liste des calendriers recensés nous permet d’ajouter d’un clic des calendriers comme “Misc. History” (des évènements historiques marquant pour chaque date), la “FIFA World Cup 2006” (qui va générer des dialogues du genre: “Hé ce soir y a pologne-équateur!”, “Comment tu sais?”, “Facile!”…). Il suffit de poser son clavier quelques secondes et d’imaginer quels autres types de calendriers pourraient être proposés pour saisir la puissance de ce système: des calendriers sur les activités culturelles, politiques, sportives, etc. etc. Je vois déjà les responsables d’associations et autres mouvements esquisser un sourire béat!

Attendons encore quelques jours que des fanas des API nous concoctent des petits scripts pour afficher tout cela sur nos pages web et il sera temps de revenir à notre bon vieux Outlook et Quo Vadis pour comprendre à quel point Google a mis la barre très haut.

N.B. pour ajouter un calendrier, il suffit de copier-coller son adresse dans le champ “Search public calendars” de son interface Google Calendar.

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