Le rapid e-learning et le temps passé sur la conception du contenu

Bonne mise au point de Thierry Klein dans son article “Décidément, non, je n’aime pas le terme “rapid e-learning” !“:

“rapid” est un terme purement technique (au sens informatique du terme) qui me semble tout à fait nocif. Ca donne l’impression que le professeur va appuyer sur un bouton magique et qu’une formation toute prête va en sortir !

Je le dis et je le pète, quel que soit l’outil technique dont on se sert pour diffuser un cours, le temps passé sur le contenu reste incompressible et représente le “savoir-faire”, la matière grise du professeur. Il vaut mieux pour tous que ce ne soit pas trop “rapid”. Et ça me semble dangereux de cultiver la moindre ambigüité à une époque où une grande confusion résulte de la multiplication de toutes les formes de contenu et où certains outils (encore PowerPoint) prétendent même vous donner des contenus tous prêts tels que “Comment faire une présentation marketing” ou encore “Comment conduire une session créative !”

En effet, il faut différencier la conception d’un contenu d’enseignement aux possibilités techniques de le “mettre en boîte” qui elles sont de plus en plus accessibles à tout un chacun. Une troisième composante devra être également prise en compte, et j’y reviendrai prochainement, c’est la scénarisation d’un cours, car concevoir un contenu est une chose, mais encore faut-il savoir à quel moment le présenter et pourquoi.

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Un commentaire pour “Le rapid e-learning et le temps passé sur la conception du contenu”

  1. davidtouvet.com » Blog Archive » Universités françaises: pourquoi leur stratégie elearning est-elle vouée à l’échec? dit :

    [...] On comprend vite l’impossibilité en termes financiers et de ressources humaines (compétences) d’accomplir une telle mission. Est-ce à dire que des telles écoles ne peuvent être à la pointe dans ce domaine? Je ne pense pas car je reste persuadé que le problème a été pris à l’envers. Il faut à mon avis que le processus soit initié par les enseignants eux-mêmes. Le rôle des personnes spécialistes travaillant dans les services dédiés à la “formation à distance” serait alors d’accompagner ces changements, de former les enseignants pour qu’ils puissent réaliser de plus en plus eux-mêmes les ressources nécessaires à leurs cours (lire mon billet sur le rapid learning à ce propos) et de leur défricher le terrain en effectuant une veille technico-pédagogique de qualité pour leur proposer des outils efficaces, des manières de faire performantes ainsi que de les rendre attentifs sur des usages qui marchent (bonnes pratiques). [...]

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